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www.napoleon-peyrat.com Napoléon Peyrat Portrait

 

La documentation est très lacunaire, car nous ne possédons que deux prédications et très peu de correspondance.
Néanmoins on se reportera utilement à trois ouvrages :

  • Cathares et Camisards, l’œuvre de Napoléon Peyrat.
  • Les « Mémoires inédits ». – Autobiographie.
  • Le Journal du Siège de Paris.

1825 – 1831

Étudiant en théologie à la Faculté Protestante de Montauban, pour devenir pasteur et effectue pour cela cinq années d’études de théologie…

La Faculté de Montauban forme alors la plupart des pasteurs réformés. En 1831, il soutient son mémoire de fin d’études intitulé « Du christianisme au XIXe siècle » et qui montre bien qu’il se pose la question à l’annonce de l’évangile à ses contemporains. « Comme il ne semble pas avoir encore trouvé la meilleure façon de parler à ses contemporains, il ne devient pas immédiatement pasteur » (André Encrevé).

1831 – 1842

Il passe onze ans à Paris, puis cinq ans à Bordeaux. A voir les centres d’intérêts de son œuvre d’historien (camisards, cathares), on peut émettre l’hypothèse qu’il a surtout consacré cette période à se documenter dans les Bibliothèques et Archives.

1842 – 1847

Il publie en 1842 deux volumes intitulés « Histoire des Pasteurs du Désert » (Nota bene : Le « Désert » n’est pas un lieu, mais la période du protestantisme clandestin entre la Révocation de l’Édit de Nantes, 1685 et la Révolution française, 1789).

1847 – 1881

En 1847, comme il se sent désormais prêt à assumer les responsabilités d’un ministère pastoral, il demande à être consacré au Saint Ministère ; puis il devient pasteur à Saint-Germain en Laye (simple « annexe » de Versailles à l’époque), où il fait toute sa carrière et où il meurt le 4 avril 1881. (Voir texte plus développé dans la préface du « Journal du siège de Paris », par André Encrevé. - Ed. L’Harmattan).

En 1847, il est d’abord pasteur « auxiliaire », relevant du consistoire de Paris, puis titulaire en 1855.

Il a épousé Eugénie (il a dû chercher longtemps une Eugénie accordée à son prénom Napoléon…) Poiré, nièce du Maréchal Randon.

Il évangélise et crée des communautés protestantes à vingt lieues à la ronde. Il les appelle « mes Églises » « de Mantes à Rueil-Malmaison et à Poissy », de ses Églises du bord de l’Epte, de Gommecourt à Maisons-sur-Seine et bien d’autres localités. Il est sans doute sur les routes et célèbre le culte dans des habitations isolées.

Il ne délaisse pas pour autant Saint-Germain en Laye qui lui est cher : du château de Saint-Germain, résidence des Valois, berceau de Louis XIV, le roi honni car auteur de la Révocation de l’Édit de Nantes, être le pasteur de cette localité, quelle revanche ! Et la localité voisine, Poissy, lieu du célèbre Colloque de Poissy, dernière tentative pour accorder Catholiques et Protestants, suscitera son ouvrage « Le Colloque de Poissy ».

Napoléon Peyrat, qui a consacré le plus clair de son existence à la défense et illustration des chrétiens persécutés, devait jubiler d’être là (comme les Protestants de Paris de pouvoir célébrer maintenant le culte réformé dans l’Oratoire du Louvre).

Il fait construire à Saint-Germain en Laye un solide, vaste et beau temple, toujours en fonction. Sous le Siège de Paris par les Allemands, les Prussiens qui occupent Saint-Germain en Laye demanderont ce temple pour leur culte.

C’est dans cette même période qu’il rédige son œuvre historique principale ‘La Croisade contre les Albigeois », œuvre de pionnier en la matière. Et il publie aussi ses trois recueils de poèmes « L’Arise », « La Grotte d’Azil », « Les Pyrénées ». On se demande où il pouvait puiser une telle énergie…

Il a cependant conscience que les autorités protestantes de Paris auraient pu lui proposer pour la deuxième partie de son ministère, une paroisse de la capitale où il aurait pu donner toute la mesure de ses convictions. Il écrit dans « Les Mémoires inédits » : « Le Consistoire (de Paris) qui me laisse mourir (moi poète et historien), pasteurs d’ouvriers, de paysans et de voleurs, m’a abandonné. Tous m’ont abandonné, excepté Dieu. ».

Mais c’est « Le Journal du Siège de Paris » qui demeure l’une de nos meilleures documentations sur le ministère pastoral de Napoléon Peyrat, car il y décrit non seulement les événements, grands et petits, mais la façon dont il fait face à la guerre et à l’occupation par l’armée prussienne. Il voulait des Protestants, il est servi… mais c’est l’armée ennemie.

Il soutient sa femme dans ses activités dans les hôpitaux militaires, pareillement dans ses démarches audacieuses et pacifistes auprès du Roi de Prusse et de son épouse. Il dialogue sans arrêt avec les autorités d’occupation et en même temps, il est d’un patriotisme et d’un chauvinisme extrêmes.

L’ouvrage « Cathares et Camisards », fruit du Colloque de Foix en 1995, sur l’œuvre de Napoléon Peyrat contient encore bien des éléments concernant le ministère de notre auteur à Saint-Germain en Laye.

On consultera avec profit la table des matières de cet ouvrage :

  • Préface de Philippe de Joutard : Une réhabilitation justifiée
  • Avant-propos de Philippe de Robert et de Patrick Cabanel : Vies, morts et résurrections de Napoléon Peyrat

La formation d’un pasteur-historien

  • Roger Parmentier : L’autobiographie de Napoléon Peyrat – Les Mémoires inédits
  • André Encrevé : La première publication de Napoléon Peyrat
  • Michel Jas : L’étrange christianisme de Napoléon Peyrat
  • Jérôme Grondeux : Napoléon Peyrat, Sainte-Beuve et Lammenais
  • Paul Viallaneix : Jules Michelet et Napoléon Peyrat, histoire d’une amitié

Les épopées, Cathares et Camisards

  • Patrick Cabanel : L’historien Peyrat : généalogie des hérésies et syncrétisme national
  • Anne Cazenave : L’épopée de la patrie romane
  • Jean Duvernoy : Théologie cathares et théologie vaudoise dans l’œuvre de Peyrat
  • Anne Brenon : Les ultra-chrétiens : les intuitions théologiques de Napoléon Peyrat en matière de catharisme
  • Michel Roquebert : Napoléon Peyrat, le trésor, et le « Nouveau Montségur »
  • Philippe Joutard : Napoléon Peyrat, inventeur des camisards ?

Thèmes et influences

  • Philippe de Robert : L’histoire au miroir de la Bible. Le langage biblique dans l’œuvre de Napoléon Peyrat
  • Krystel Maurin : Les femmes dans l’œuvre de Napoléon Peyrat
  • Georges Passerat : Napoléon Peyrat et le félibrige
  • Claude Delpla : L’escola de Montségur et Napoléon Peyrat

Annexes

  • Agnès Parmentier : Le pasteur de Saint-Germain en Laye face au siège de Paris par les Prussiens (1870-1871)
  • Marie-Geneviève Dagain : Généalogie de Napoléon Peyrat
  • Bio-bibliographie de Napoléon Peyrat
  • Brève Bibliographie sur Napoléon Peyrat