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postheadericon L'Ariège

Le Vallon sacré

Sonnet

Mon Arise chérie, et que mon chant couronne,
Nait au pic de Nescus, et, jouant, gazouillant,
Non loin de Carbona, tombe dans la Garonne
Qui l'entraîne, éperdue, à l'horrible Océan.

Mais l'Éden de mon âme et de ma poésie
Où les idylles d'or errent de quer en quer1
Et de leur miel sacré pétrissent l'ambroisie,
S'étend du fier Durban au riant Balaguer.

Plus haut, l'Arise n'est qu'un ruisselet sauvage,
Plus bas, qu'un gave obscur, qu'un agreste rivage ;
Mais là, son flot pur roule un poème divin.

Car c'est là qu'est sa Grotte, et sous sa conque noire
Chante un chœur immortel, mythe, épopée, histoire,
Cyrille et Velléda, Guilhabert et Calvin.

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1. De rocher en rocher.

Château de Durban
Gabre
Mont Vallier
Château de Quérigut
Les Bordes sur Arize
Chaîne du Plantaurel
Sabarat
Massif de l'Arize
Mont Vallier
Château de Roquefixade
L'Arize
Château de Foix
Les Bordes sur Arize
Les Bordes sur Arize
Château de Montségur
Le Mas d'Azil
Grotte du Mas d'Azil
Campagne sur Arize
Château de Durban

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postheadericon Les Cévennes

Les Cévennes

Lozère orageuse et sombre !
Géante des forêts qui te couronnes d'ombre,
Et de neige et de fleurs, sous un soleil de feu !
Mère aux flancs nuageux, tu pends à tes mamelles
Deux fleuves aux urnes jumelles,
Le Tarn fauve et bruyant, le Lot sonore et bleu !


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postheadericon Saint-Germain-en-Laye

Le Mont-Valérien

Quand Paris, quand la noble France,
Montait, pour succomber, aux champs de Bougival
Et mourait pour sa délivrance,
Moi poète et pasteur, sur le coteau fatal,
Je pleurais, je chantais, et mon luth triomphal
Fulgurait encor d'espérance.

 

Carte de Saint-Germain-en-Laye et des localités avoisinantes
Vieux Château
Vue sur la vallée de la Seine
Château de Saint-Germain
Plan de Saint-Germain-en-Laye
Vue prise du Pavillon Henri IV
Carte de Saint-Germain-en-Laye et des localités avoisinantes

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postheadericon Mémoires inédits - Autobiographie

ROGER PARMENTIER

L’AUTOBIOGRAPHIE DE NAPOLÉON PEYRAT : LES « MÉMOIRES INÉDITS »

Napoléon Peyrat ne fut pas avare d’informations autobiographiques* : elles abondent dans Béranger et Lamennais, correspondance, entretiens et souvenirs (1861), dans la Notice sur Siméon Pécontal, publiée en introduction à La Grotte d’Azil (1874), et dans ses trois recueils poétiques. Cependant, les « Mémoires inédits », mal nommés puisqu’ils ont été publiés en octobre et novembre 1892 dans le journal occitaniste de Toulouse, Lou Lengodoucian, sont d’une grande richesse.

 

Pièce-jointe:
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postheadericon Madame Napoléon Peyrat, née Eugénie Poiré

(1833 - 1891)

Nièce du maréchal Randon, elle épouse à 18 ans Napoléon Peyrat, de 24 ans son aîné, et sera donc femme de pasteur à Saint-Germain-en-Laye jusqu'à la mort de celui-ci. C'est une intellectuelle et une femme de conviction. Née protestante, elle est heurtée par le libéralisme et les divisions du protestantisme français, influencée par les conférences du père Hyacinthe Loyson à Notre-Dame de Paris, et se convertit au catholicisme, mais évite de le rendre public pour ne pas gêner le ministère de son mari, qui respecte sa décision. Déçue également par l'évolution de l'Eglise catholique (dogme de l'infaillibilité pontificale), elle reviendra après la mort de Napoléon au protestantisme sous sa forme luthérienne. Son itinéraire a été retracé par le pasteur Nyegaard : "L'histoire d'une âme" (Revue chrétienne, 1892). Ils ont eu quatre enfants : Adeline, morte à 14 ans, Marguerite, qui deviendra religieuse carmélite, Louise et Léon.

Eugénie Peyrat a publié en 1865 A travers le Moyen-Age, où se trouve (p.77-114) le récit d'une excursion à Montségur en compagnie de Napoléon, lequel en donne sa propre version dans l'Histoire des Albigeois (Les Albigeois et l'Inquisition, t.III, p.411-466). Elle a publié ensuite Autour de nous et en nous-mêmes (Paris, 1868, préfacé par N. Peyrat), Fantômes et réalités (Paris, 1870), Entre Rome et New-York (Paris, 1870), La terre des vivants (Paris, 1886), ainsi qu'une biographie de son mari : Napoléon Peyrat, poète, historien, pasteur (Paris, 1881).